Cet article est disponible en format standard RSS pour publication sur votre site web : http://www.barois-viviane.fr/data/fr-docsrss-28 Je t'invite à découvrir tous les quinze jours un nouveau chapitre de cet enseignement des mondes invisibles.
Passage 1 PASSAGE VERS UNE AUTRE VIEOÙ SEUL LE POUVOIR DE L'AMOUR SUBSISTE Je dédie ce livre à tous Ceux et Celles qui m’ont aidée à traverser cette épreuve. Grâce à eux, j’ai pu concentrer toute mon attention sur les nombreux signes et messages venus d’un monde où seul le pouvoir de l’Amour existe. Merci, divinement Merci à tous les Guides de Lumière qui m’ont accompagnée de leur Amour inconditionnel tout au long de ces expériences. Ils ont su lever mes doutes et sans eux, le langage instauré quelques années auparavant entre l’Âme de mon Compagnon et la mienne n’aurait pu survivre à cette épreuve et nous aurions été privés de tous ces merveilleux enseignements quotidiens. Merci à Antoinette et Denise qui, bien des fois, ont redressé la barre de mon navire en perdition et m’ont montré une évidence que mes yeux de souffrance refusaient de voir. Leur Amour rayonnant a su éclairer mon chemin de la lumière du juste et l’élever d’une Connaissance… À une autre. Merci à mes sœurs de cœur depuis de nombreuses vies. Un Merci tout particulier à l’Âme Compagne qui, depuis les Contrées Lumineuses où elle vit, s’est penché chaque jour, chaque instant, chaque seconde sur ma petite personne afin de la guider pas à pas sur le sentier de l’éveil et de L’Amour. Merci à toi et aujourd’hui encore plus qu’hier, par ces ondes porteuses d’Amour qui relient tout Être, reçois ce mantra qui a su vibrer en nous pour l’Éternité Je t’aime de tout l’Amour que Dieu me donne. Malgré mon expérience sur le cycle de la Vie et de la Mort au moment où l’Âme Compagne prend le chemin du retour vers ces contrées lointaines dont on dit que personne ne revient, de nombreuses questions restent encore sans réponses. Je vais alors comprendre que seule ma peur ignorante s’amuse à éprouver ma foi. Pourtant, de nombreuses années auparavant, alors que mes grands-parents quittaient ce monde, leur absence avait creusé un vide où la souffrance s’était engouffrée, mais je pensais que c’était normal et que seul le temps apaiserait mon chagrin. À aucun moment, ma conscience n’a essayé de comprendre ce mécanisme humain que je pensais destructeur et logique, d’autant plus que la perception quotidienne de leur aide et de leur soutien renforçait cette normalité ancrée dans mon esprit. Elle semblait apaiser l’absence, tout cela s’accommodait fort bien à ma vibration du moment et je le vivais ainsi, le reste m’important peu. C’est au départ de mon Père que toutes ces convictions vont être totalement bouleversées par les différentes initiations qu’il s’est acharné à m’offrir chaque nuit, chaque jour. À partir de cet instant, je commence à apprivoiser consciemment la teneur de toute une programmation ancienne ce qui me donne enfin le droit d’entendre et de comprendre le véritable sens de la Vie et de la Mort. La somme des enseignements de mon Père devient alors un repère essentiel, déterminant dans mon évolution spirituelle, propulsant ma conscience dans une autre réalité plus subtile, plus vaste qui va de nouveau être totalement chamboulée quelques années plus tard au départ de ma Mère. Ma connaissance de l’après vie , que je croyais pourtant bien avancée, prend un autre visage, amenant ma conscience à percevoir d’autres réalités, d’autres mondes, qui me feront voir mes expériences en expansion de conscience non plus comme quelque chose à cacher, mais plutôt comme le plan structuré d’une évolution spirituelle qui n’attendait que ce feu vert pour s’exprimer en toute liberté. Cet éveil déjà bien amorcé, va connaitre une accélération exponentielle au départ de l’Âme Compagne et parachever, bien malgré moi (enfin presque…), tous les enseignements restés dans la fluidité de mon inconscient. Pour bien comprendre la synchronicité de nos Âmes et l’œuvre qu’elles ont accomplie, il est important de rappeler certains éléments préparatoires. Une évidente protectionDurant les 9 mois précédant l’accident de mon Compagnon, nous avons tous les deux le sentiment récurrent bizarre et agaçant que quelque chose est en train de se préparer sans pour autant être capables d’analyser ce ressenti. Simultanément, chaque matin, je m’empresse de restituer sur papier ou sur toile des enseignements en tout genre, ce qui nous interroge encore plus. Toutefois, nous sommes convaincus que tous ces voyages contiennent des éléments essentiels pour le futur. Nous accueillons donc cette incompréhension passagère avec une certaine complaisance qui se traduit par une forme de lâcher-prise et de paix apparente. Plus ou moins consciemment, nous savons qu’une trame invisible est en train de se tisser et cela nous incite à devenir alternativement, le moteur, le soutien l’un de l’autre. Ce qui se profile ne semble en aucun cas entamer notre Confiance en la vie, car en même temps, nous avons l’impression qu’un état de grande sagesse s’étend sur nous… Nous ne cherchons pas à comprendre, nous savons instinctivement que cela est forcément relié à une raison profonde que nous comprendrons plus tard. Nous sommes conscients que notre relation s’installe dans une nouvelle cohésion, mais nous en reconnaissons aussi l’absence totale de maitrise de notre part. La puissance de cette singulière énergie nous plonge inexorablement dans une espèce de léthargie presque palpable, significative (pour nous) d’un changement de plan imminent dans notre chemin de vie. Pourquoi ? Comment ? Nous sommes incapables de le déterminer… Et peu nous importe… Nous constatons tout simplement. Au fil des jours, cette nouvelle énergie d’Amour devient Une Force qui paradoxalement nous incite à développer notre Présence dans l’intensité du moment… Au cours des trois mois précédents l’accident, cet état très particulier s’intensifie et me propulse dans une espèce de sensation spiralée bizarre qui stagne au niveau de mon plexus solaire, sans engendrer de douleur physique. Nous sommes surpris de découvrir la synchronicité de nos deux ressentis totalement identiques qui se traduisent par une dissociation de nos corps, une étrange sensation de division en deux parties égales, l’une protégeant l’autre, l’une agissant dans un sentiment d’angoisse et l’autre dans une force apaisante et réparatrice et cela quotidiennement. Même si nous sommes déconcertés par ce dédoublement antagoniste, encore une fois nous constatons la résonnance infaillible de nos êtres, alignés sur une longueur d’onde similaire : Osmose parfaite... Au demeurant, notre propension à vivre ce dédoublement antagoniste, nous pousse à plaisanter et à en vivre uniquement l’intensité dans le moment présent, loin de tout questionnement. Quelques jours plus tard, en vivant l’accident puis le départ de mon Compagnon, la justesse de cette préparation initiatique devient évidente et me démontre, si besoin est que rien n’est le fruit du hasard. Un tel apprentissage nous a permis de passer d’un plan de conscience à un autre, sans perte de temps en vain questionnements et tout en activant une sphère de protection indispensable, a contraint nos deux consciences à vivre pleinement l’intensité du moment, seul facteur florissant d’une vie responsable et aimante. À travers tout cela, je vais comprendre que l’intensité d’un instant relève uniquement de l’appréciation et de la qualité que chacun lui attribue, et que cet attribut est en relation directe avec la notion de regret pouvant devenir récurrent ou pas, par la suite. De plus, cela va étayer le fait que le nombre d’années que nous avons vécues ensemble dans cette vie représente plutôt une infime partie du temps comparé à la somme de nos existences dans l’espace cosmique. Sans ce dédoublement antagoniste, aurais-je pu et su traverser cette épreuve ? Aurais-je pu m’aligner aussi sereinement à l’état de présence jusqu’au bout de cette épreuve ? J’en doute fortement… Ce n’est qu’après l’accident que je qualifierai cette alternance d’états de conscience modifiés : état préparatoire à la Grande Épreuve. Le tumulte de l’accidentEntrecoupés de ces instants de dédoublements protecteurs, les clashs au sein de la famille de mon Compagnon le plongent dans des malaises accompagnés de maux de tête de plus en plus fréquents, le laissant psychologiquement et physiquement épuisé. Malgré une certaine appréhension, il espère tenir jusqu’au prochain concert qui doit avoir lieu à la mi-avril. Il fera de véritables efforts pour maintenir le cap jusqu’à cette date. Le 5 avril, ce dédoublement de conscience s’intensifie et m’enveloppe d’une espèce de cocon ouaté au moment où je reçois son mail ... Le marathon de souffrance que j’endure depuis de nombreuses années arrive à échéance, je suis épuisé, ma décision est mûrement réfléchie, dès que mon fils a terminé les épreuves du bac, qu’il soit reçu ou pas, je pars, c’est décidé. En quittant la maison, je sais que je ne choisis pas la simplicité, mais je ne peux plus vivre de cette manière, je suis à bout. Mon cerveau imprime ces paroles en décalé qui prendront leur véritable sens au moment où je prends conscience du courage qu’il lui faut pour prendre une telle décision et surtout l’assumer par la suite. Cette décision aurait du combler mon cœur de joie, mais des profondeurs de mon amour je sens une ombre planer au-dessus de nos têtes. Ce jour-là, ce quelque chose qui se prépare devient prégnant, s’accompagne d’une perception obscure et inquiétante qu’une expérience douloureuse pointe le bout de son nez. Le lendemain, en me confiant à une amie, je ne peux que confirmer ma crainte. Deux jours plus tard, malgré la précarité de sa santé qui semble se dégrader de manière sournoise, il décide de participer aux rencontres des parents de ses P’tits Loups comme il aime à appeler les enfants de l’établissement. Le soir même, son mail me met mal à l’aise ... Je ne sais vraiment pas comment cette journée s’est déroulée, c’est la première fois que cela m’arrive, j’ai écouté les parents, mais mon esprit était ailleurs, je ne saurais même plus répéter ce qui s’est dit au cours des entretiens. Je me sentais dans un état comateux... À la lecture de ces mots, l’angoisse étreint furtivement ma gorge, puis soudainement, sans aucune raison apparente, une étrange vague de chaleur m’enveloppe de son doux manteau de paix et de sérénité, laissant ainsi mon mental au repos. Que se passe-t-il ? La question sort involontairement de ma bouche et assez bizarrement sa résonance n’attend aucune réponse. Ce jour-là, lorsque mon Compagnon m’accueille dans la salle de concert, la sérénité apparente qu’il tente d’afficher ne trompe pas mon cœur et si le mince sourire qui étire la pâleur inhabituelle de son visage me traverse subrepticement de part en part et provoque un léger malaise, j’essaie de l’ignorer. Lorsque le groupe monte sur scène, la pâleur de son visage est toujours présente, mais l’enthousiasme et la joie de mon Compagnon estompe mon inquiétude. Alors que les musiciens entament le troisième morceau de musique, mon Compagnon demande un verre d’eau qu’il repose précipitamment en titubant, le visage de plus en plus livide. Un de ses amis, assis à la table voisine, se précipite pour le soutenir avant qu’il ne s’écroule sur la scène. Instantanément, je suis à ses côtés et sur sa demande nous le portons dehors où il vomit abondamment. Quelques minutes plus tard, les pompiers le transportent au C.H.U. où les examens ne montrent rien d’inquiétant. Le dimanche soir, fatigué, épuisé, mais conscient, il est persuadé que ce malaise est lié au stress de ces derniers jours. En lui prenant la main mon attention est attirée par le bracelet blanc de l’hôpital qui entoure son poignet. Sans savoir pourquoi, cette simple vision ravive mon inquiétude et projette ma conscience vers la morgue. Pour rejeter cette pensée macabre, en secouant la tête j’essaie de plaisanter Tu es un véritable bébé... Une nouvelle naissance t’attend Plutôt une Renaissance, me dit-il en souriant. Que les mots possèdent un sens profond quelquefois, mais leur signification vient toujours plus tard, lorsque l’expérience est accomplie. Malgré le ton plaisantin de nos propos, un sentiment évident de fausse note s’en dégage et en le quittant ce soir là, mes paroles et surtout sa réponse résonneront par la suite pour me confirmer... Qu’il savait ! Que son âme savait. ... Je te donne toute l’énergie, la force, l’Amour dont tu as besoin pour vite te rétablir... J’en aurai besoin pour ce que j’ai à faire... par la suite. À cet instant précis, mon cerveau enregistre ces paroles comme la conséquence de la décision prise le cinq avril dernier. Pourtant, ce soir-là, sur le pas de la porte en lui envoyant un baiser, mon cœur se serre étrangement et je me souviens qu’inconsciemment mes sourcils se sont froncés… Mon cœur savait… Ma conscience s’y alignera tout naturellement... Plus tard... Pourquoi cette soirée est-elle restée si forte en moi ? Par la suite, chaque détail émergera de ma mémoire me faisant entendre la grâce accordée ce soir-là. Chaque regard, chaque parole, chaque geste seront un réconfort lorsque l’absence se fera trop précise. Le lendemain matin, au téléphone, l’intonation de sa voix donne la puissance de sa souffrance J’ai très mal dormi, toute la nuit j’ai souffert de maux de tête terribles, les médicaments n’ont pas réussi à me calmer… Viens maintenant Dès mon arrivée dans le service de polyclinique, mes anciens collègues m’interpellent et m’apprennent que mon Compagnon vient d’être transporté au bloc de déchoquage des urgences dans un état comateux. L’I.R.M. fait apparaitre une hémorragie cérébrale due à la rupture d’un anévrisme situé sur l’artère cérébelleuse. De par la localisation, le médecin-réanimateur me donne peu d’espoir. Si son état se stabilise, il peut être envisagé un transfert dans un centre spécialisé à Paris, mais cela reste incertain. Pourtant, vers 16 heures le transfert s’effectue par hélicoptère. Ce transfert me redonne espoir Cela ne peut pas lui arriver ! Pas maintenant ! Son état comateux va durer 17 jours, véritable creuset alchimique d’où vont jaillir de nombreuses synchronicités, des soins inattendus canalisés par divers animaux, des messages télépathiques, une somme considérable d’enseignements en tout genre. À nouveau, nos corps de lumière vont effectuer tout un travail d’apaisement et de restauration sur les mémoires des corps endommagés de mon Compagnon. Ce soin unifié va aussi parfaire sa Quête de Liberté tant recherchée dans cette vie. La Véritable Liberté, il la trouvera au bout de ces 17 jours de coma en laissant son âme rejoindre un autre monde : cet au-delà dont nous avions si souvent parlé auparavant. C’est donc en ce début de mai 2007, alors que le premier jet de mon livre -La Voie de l’Amour -La Guerrière Spirituelle- vient de s’achever, que l’âme de mon Compagnon pose son empreinte sur les berges de ces contrées lointaines de l’au-delà. Alors que son âme commence à naviguer vers ces contrées lumineuses et malgré la profondeur de nos discussions autour de l’au-delà, ma connaissance m’apparait tout à coup simpliste et incomplète et me plonge dans une souffrance insoutenable. En dépit de ma foi ce savoir ou plus exactement mon ignorance prend le visage incongru de la mort, cette grande inconnue qui, de manière sournoise, réactualise la noirceur de mes peurs. Mon mental reprend les rênes et m’insuffle un vent de souffrance de doute et de colère, me laissant soudain vide d’incompréhension, de tout espoir, de toute vie. Ce véritable lavage de cerveau neutralise irrémédiablement toute Connaissance, laissant uniquement place au désespoir doux et amer, dans lequel il me semble si facile de sombrer et de se fondre pour endosser la tunique grise d’une victime aux interrogations rageuses Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi une telle injustice ? Malgré tout ce maelstrom destructeur, mon cœur meurtri espère que le navire fera demi-tour, qu’un miracle s’accomplira et que tout rentrera dans l’ordre… Mais au fait, à quel ordre mon esprit fait-il référence ? ... N’est-ce pas à celui qui relie mon incompétence momentanée à ma Connaissance présente, seule capable d’un réalignement rapide au vrai sens de la Vie et de la Mort ? Une autre question vient alors perturber ma conscience Pourquoi avoir vécu tout ce parcours de cette manière Ce questionnement rageur, certes simpliste, s’avère pourtant libérateur et tout en réanimant la flamme de ma Connaissance il me montre l’évidence que tout a un sens précis dans ce monde, que rien n’est le fait du hasard et que le chemin parcouru jusqu’à ce jour n’est, et ne sera jamais vain. Surgit alors l’étincelle de liberté de choix, extirpant doucement ma conscience du brouillard de colère et de souffrance où il me serait si facile de sombrer. Posément, une sérénité insoupçonnée semble s’accorder à tout mon être et me fait entendre précisément la puissance incommensurable de l’énergie d’Amour. Comment pourrait-il en être autrement ? La Reconnaissance de cet état d’Amour modifie radicalement ma façon de percevoir chaque chose, chaque manifestation, et en les accueillant avec amour sur le plan de l’instant présent, ma compréhension humaine se transforme en une connaissance spiritualisée et réinstalle peu à peu l’épreuve dans une autre réalité, donnant ainsi le temps nécessaire à chacune de nos âmes, de s’adapter à leurs nouveaux environnements et de retrouver la connexion télépathique qu’elles utilisaient déjà dans ce monde qualifié de Vivant. Tranquillement, ma conscience reprend ses marques et s’informe qu’un nouveau langage est en train de s’instaurer, mais que cette fois il va relier les mondes visibles et invisibles. J’ignore encore la profondeur de cette réflexion, mais elle semble me réconforter, m’apaiser alors je la laisse m’envahir et modifier doucement mon état de conscience. À ce moment-là, je suis loin de concevoir le merveilleux voyage qui m’attend ainsi que les fabuleux enseignements que ces rives inconnues de l’invisible vont m’offrir par l’intermédiaire de l’Âme Compagne. À suivre… Prochain passage : Création d'un langage commun — dans quinze jours.
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